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Et si on prenait les résolutions du Nouvel An… comme un enfant? (7 micro-gestes qui changent tout)

  • Photo du rédacteur: Samuel Provost
    Samuel Provost
  • 5 janv.
  • 4 min de lecture

On a tous déjà vécu ce moment : le 1er janvier arrive, on se promet de “mieux manger”, “faire du sport”, “être plus organisé”… et deux semaines plus tard, la vie reprend sa vitesse normale.

Et si, cette année, on faisait un petit pas de côté?Et si on se demandait : “Qu’est-ce que mon enfant souhaiterait vraiment pour la nouvelle année?”

Pas un gros changement spectaculaire. Pas une transformation parfaite.Juste des micro-gestes qui, répétés, créent un climat familial plus doux… et un quotidien plus propice aux apprentissages.

Dans un article populaire, l’Institute of Child Psychology propose justement une liste de “résolutions” du point de vue des enfants : plus de temps ensemble, plus d’écoute, moins de téléphone, plus de constance, plus d’autonomie, plus de moments spéciaux. Institute of Child Psychology. Ce qui est intéressant, c’est que ces demandes rejoignent aussi ce qu’on observe en petite enfance : le développement se nourrit d’abord de relation.

Voici donc une version adaptée “parents + professionnels”, avec des actions concrètes, réalistes, et surtout… applicables même quand la semaine est chargée.


1) “Passe plus de temps avec moi” (sans ajouter des heures à l’horaire)

Quand un enfant dit “je veux plus de temps”, il veut rarement dire “je veux une sortie coûteuse”. Il veut surtout : ta présence pleine, même courte.

À faire côté parent (simple et puissant)

  • 10 minutes “spéciales” par jour, sans téléphone, où l’enfant choisit l’activité (dessin, blocs, lecture, auto, pâte à modeler).

  • Mets un nom dessus : “C’est notre moment à nous.”


À faire côté pro (Garderie)

  • Proposer aux parents une idée “minute” : une question du jour à poser le soir (“Quel a été ton meilleur moment aujourd’hui?”).

  • Valoriser les petites routines familiales plutôt que des objectifs trop grands.

Pourquoi ça marche?Parce que la sécurité affective ne se construit pas avec la quantité, mais avec la qualité et la régularité.


2) “Écoute-moi vraiment” (l’écoute active version vraie vie)

L’écoute active, ce n’est pas hocher la tête en préparant le souper. C’est offrir un mini-espace où l’enfant se sent compris.

3 phrases qui changent tout

  • “Je comprends… tu aurais voulu que ça se passe autrement.”

  • “C’est difficile quand…”

  • “Raconte-moi la suite.”

Même si tu n’es pas d’accord. Même si tu vas mettre une limite après.D’abord : connexion. Ensuite : direction.


Côté pro

  • Modéliser ces phrases aux parents (“Aujourd’hui, quand il a été frustré, je lui ai dit…”).

  • Mettre des mots sur les émotions observées, sans dramatiser.


3) “Sois plus joyeux… et moins stressé” (sans se mettre une pression de plus)

Les enfants “captent” notre état interne. Pas parce qu’ils veulent nous juger, mais parce qu’ils se régulent avec nous.

Micro-rituel anti-tension (30 secondes)

Avant d’entrer à la maison (ou avant de retrouver ton enfant) :

  1. Inspire 4 secondes

  2. Expire 6 secondes

  3. Dis-toi : “Je rentre en mode lien.”

Ce n’est pas magique. Mais ça réduit le risque de décharger la journée sur le premier petit conflit.


Côté pro

  • Rappeler une vérité libératrice aux parents : “Un parent imparfait + réparations = un enfant solide.”

  • Encourager la “réparation” : “Tantôt j’étais impatient. Je suis désolé. Je recommence.”


4) “Moins de téléphone” (objectif réaliste : visible + mesurable)

Beaucoup de parents ne veulent pas “être sur leur téléphone”… mais le réflexe est automatique. L’idée n’est pas la perfection, c’est de créer des zones protégées.

3 zones qui donnent le plus de résultats

  • Le matin (les 15 premières minutes)

  • Le retour maison (10-20 minutes)

  • Le coucher (routine)

Choisis-en une seule pour commencer.Et remplace le geste “scroll” par un geste “lien” : une question, un câlin, un jeu court.

(L’article met aussi l’accent sur le fait que les enfants remarquent quand les adultes sont absorbés par leurs appareils.) Institute of Child Psychology


5) “Aide-moi à faire plus de choses tout seul” (autonomie sans abandon)

L’autonomie, ce n’est pas “débrouille-toi”. C’est : je te montre, je t’accompagne, puis je te laisse essayer.

La règle d’or : “Assez d’aide pour réussir, assez de défi pour grandir”

Exemples concrets :

  • Mettre son manteau : tu tiens la manche, il pousse le bras.

  • Ranger : tu fais la première catégorie, il fait la deuxième.

  • Mettre la table : 2 items par jour plutôt que tout d’un coup.


Côté pro

  • Harmoniser les attentes entre la maison et la Garderie (ex. : autonomie au vestiaire, routine de lavage des mains, choix guidés).


6) “Dis la vérité” et “tiens tes promesses” (la confiance comme base éducative)

Un enfant préfère une vérité simple à une promesse non tenue.

Au lieu de :

  • “On ira au parc demain!” (sans être sûr)

Essaye :

  • “Je veux vraiment y aller. Je te confirme demain matin selon la météo et mon énergie.”

Ce petit changement protège la relation : l’enfant apprend que l’adulte est fiable.

L’article met aussi ce point en avant : vérité, constance, promesses tenues. Institute of Child Psychology


7) “Surprends-moi” (les souvenirs éducatifs ne coûtent rien)

Les surprises, ce n’est pas un achat. C’est un moment.

Idées :

  • “Pique-nique salon” un soir

  • “Soirée pyjama + lampe de poche”

  • “Message caché dans la boîte à lunch”

  • “Balade nature + mission trouver 5 choses rouges”


Côté pro : proposer une “idée surprise de la semaine” aux parents (facile à partager sur tes réseaux aussi).


Mini-défi


Si tu veux rendre ça facile, je te propose un mini-défi : 7 jours – 7 micro-résolutions familiales.

Jour 1 : 10 minutes spéciales

Jour 2 : 3 phrases d’écoute active

Jour 3 : réparation (si tension)

Jour 4 : zone sans téléphone (1 seule)

Jour 5 : autonomie (1 micro-tâche)

Jour 6 : promesse réaliste

Jour 7 : une surprise-souvenir


 
 
 

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